Woerth, ex-porteur de valises pour Sarko

Tout sauf Sarkozy: "Eric Woerth, ministre du Budget (!), et porteur de valises comme les autres...Quand il allait chercher des fonds en Suisse. L’article d’Antoine Menusier, correspondant à Paris du quotidien suisse “Le Matin”, daté du 20 septembre, est passé inaperçu en France, sauf du “Canard enchaîné” et de quelques responsables de l’UMP auxquels il a causé quelques frayeurs… Il relate le voyage à Genève, le 23 mars 2007, d’Eric Woerth, alors trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, accompagné de Patrick Devedjian, à l’époque député des Hauts-de-Seine."
“ Cette visite (…) avait un but, écrit Antoine Menusier, récolter de l’argent pour financer l’«effort de guerre» du candidat de la droite, opposé à sa rivale socialiste, Ségolène Royal. Le comité de soutien UMP Suisse avait vu grand pour accueillir les émissaires de Sarkozy: une réception à l’Hôtel Crowne Plaza en début de soirée, suivie d’une réunion au Caviar House, dans la très chic rue du Rhône, avec le «premier cercle», autrement dit, les donateurs les plus fortunés.”
» Site de Tout sauf Sarkozy: Suite et fin de l'article ici

» Voir aussi: "Opération Lolly-Pop" à Genève: des liasses d'archives en lieux sûr...
COMMENTAIRE REçU DU CARTON ROUGE DU CITOYEN (CRC)
(Identité du correspondant connue de la Rédaction du CRC)
Dans les milieux de la finance genevoise, "on ne parle plus depuis quelques jours que de l'affaire Woerth" nous confie un initié qui vient de participer à un "Comité de crise" groupant quelques poids lourds de réseaux officieux de la place.
Certains se rappellent non seulement l'expédition de Woerth à Genève le 23 mars 2007 mais aussi les allers-retours de nombreux autres porteurs de valises et collecteurs de fonds de nationalité française, habitués de la navette entre Lyon et Genève ou entre Paris et Genève ou Zurich. Certains d'entre eux surnommés "les mules à Sarko" dans le jargon du milieu, se sont hissés depuis lors, à l'avant-scène de la politique française et des media.
"Des cibles de choix", murmure-t-on à Genève.
"- Le travail de ces zélées petites fourmis méritait bien un maroquin, non ?" remarque cyniquement le caissier-chef d'un institut bancaire de la place en souriant d'un air entendu.
En consultant une liasse de documents fraîchement sortis d'une imprimante, on s'aperçoit effectivement que les "mules à Sarko" étaient de véritables "pensionnaires" de plusieurs gérances de fortunes et banques suisses et que les sommes en jeu étaient considérables.
"S'ils insistent à Paris pour nous pourrir la vie, nous avons de quoi riposter grave..." s'exclame un autre initié qui vient de "compulser des archives bancaires durant trois jours à toutes fins utiles", sur ordre de son CEO.
Depuis que la France et la Suisse ont ratifié un accord contre la double imposition (CDI), sans que la France n'ait à invoquer le nom précis d'une des 300 banques qui ont leur siège en Suisse pour traquer d'éventuels fraudeurs fiscaux, un front de résistance reposant sur des "circuits parallèles" et des "mécanismes de compensation internationaux" s'est formé de Genève à Zurich. Les intéressés demeurent fort discrets sur les mécanismes exacts mis en place pour soustraire les avoirs d'une certaine clientèle à la curiosité d'intrus. Le nom de code du dispositif est : Lolly-Pop.
"- Comme nous ne sommes théoriquement plus du tout liés par le secret bancaire (bien que la loi suisse n'ait jamais été abrogée à ce jour), il se pourrait bien qu'en plus des informations exigées par la France sur les dépôts de citoyens français dans nos coffres, nous n'ajoutions par erreur aux informations exigées par Bercy ou par la Justice française quelques-uns de nos nombreux dossiers sensibles... Quitte à les réclamer par la suite à l'expéditeur !" plaisante un vieux briscard de la gérance de fortune.
- Nous avons d'abondants arguments dans nos archives pour compromettre des huiles au-dessus de tout soupçon, en cas de nécessité", fait remarquer à son tour un spécialiste, actif depuis lors dans la Bourse online.
"- Ils ont voulu exploser notre secret bancaire: qu'ils assument maintenant !" s'enhardit un autre expert qui a participé, lui aussi, au "Comité de crise" à huis clos, précité dans un Business Center proche de l'aéroport de Genève.
Dans les milieux de la finance genevoise, l'opinion prévaut pourtant que le dispositif d'auto-défense mis en place à Genève, ne sera jamais activé.
"Nous n'avons aucune culture de la vendetta au bord du Léman", fait remarquer un banquier à la retraite.
L'hypothèse selon laquelle le majordome qui a procédé aux enregistrements clandestins ignobles de Mme Bettancourt était mû par un sentiment de vengeance (au nom du personnel "injustement licencié" par l'héritière de L'Oréal) "ne tient pas la route". Tous tombent d'accord pour admettre qu'il a été délibérément instrumentalisé et rétribué pour sa sale besogne visant à déstabiliser et Woerth et, par conséquent, la Présidence de la République française, à deux ans des élections.
Le précédent de Falciani ,l'employé-félon qui a volé les données bancaires confidentielles de clients français de la filiale genevoise de HSBC pour les livrer à la France, a peut-être tout simplement été plagié.
Et si le commanditaire des enregistrements de Mme Bettancourt était le même que dans le cas, jamais vraiment élucidé, de Falciani ?
Outre les innombrables hypothèses avancées quant à l'identité des commanditaires de "l'affaire Woerth", une chose est certaine: des dossiers fort sensibles dorment bel et bien dans les coffres de la "Cité de Calvin". Ils valent et leur pesant d'or et la réputation de plus d'un notable de nationalité française.
Il suffit d'avoir vu quelques spécimens de ces archives explosives Lolly-Pop pour s'en convaincre.
Peut-être conviendrait-il, là aussi, de ne pas "réveiller le chat qui dort..."
Max E. Sollberger-Chappuis/ Vaduz



Comments
A savoir des noms plus ou moins connus!...
Nous n'aimerions pas être à leur place, car des fuites sont tellement vite arrivées!!!! ABE, salut!!!
Et arrêtons tout net de mettre des emplâtres (il a en a déjà bien assez comme ça!)sur ces "pseudo-défenses" qui ont prouvé leur inefficacité.
Continuons à montrer notre savoir-faire en défendant notre Etat de droit!!!
A quand la mise en cir[atchoum]ation des mêmes listings, mais avant épuration minstérielle?
Les citoyens lambda français vous en serait très reconnaissants.
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