La lettre antidémocratique du Conseil fédéral
horsparti.blogspot.com: "« Le gouvernement suisse a l’honneur de demander, par la présente, l’adhésion de la Confédération suisse à la Communauté économique européenne en application de l’article 237 du Traité instituant la Communauté économique européenne, c’est-à -dire l’ouverture de négociations à ce sujet. » (lettre du Conseil fédéral du 20 mai 1992, voir l’original ici).
"Qu’une telle lettre ait pu être envoyée sans l’approbation du peuple constitue un déni de démocratie. Le refus des autorités de retirer leur demande (voir ici), alors que l'immense majorité du peuple suisse s'oppose à l'adhésion, est une insulte au peuple et illustre la stratégie visant à placer le peuple devant le fait accompli.
"Compte tenu de l’opposition du peuple suisse, les autorités ont adopté une stratégie machiavélique qui consiste à s’empresser d’accorder des concessions à l’Union européenne, pour pouvoir un jour dire au peuple : nous avons fait tellement de concessions que nous pouvons aussi bien adhérer.
"Cette lettre illustre l'esprit antidémocratique qui anime nos autorités."

Source: La lettre honteuse de la Confédération qui méprise la volonté populaire
COMMENTAIRE DU CARTON ROUGE DU CITOYEN

Projet de lettre à l'attention du Conseil fédéral avec prière de l'envoyer aux Maîtres de l'UE
Monsieur le Président, Suprême Excellence européenne,
Avec tout le respect que nous devons à Votre Excellence, le spectacle actuel que donne à voir votre très respectable Union européenne nous a incité, poussés par la volonté populaire qui a encore le droit de s'exprimer sous la forme de démocratie séculaire en vigueur dans notre pays, à reconsidérer la lettre que nous avions eu la hâtive imprudence de vous adresser en 1992 en vue d'une adhésion à l'EEE, antichambre de votre remarquable institution.
Bien de l'eau et des euros ont coulé respectivement sous les ponts et vers la bas-fonds depuis lors malgré les milliards de francs que notre Confédération a alloués à votre institution. Manifestement, nos efforts n'ont pas été à la hauteur de votre attente et nous battons notre coulpe pour avoir sous-évalué le montant de notre aide financière.
Conformément aux voeux de notre opinion publique actuelle, nous sommes au regret de devoir suspendre sine die la demande d'adhésion que nos prédécesseurs à la tête de la Confédération helvétique vous avaient adressée en date du 20 mai 1992.
Il vous souvient sans doute que malgré la mobilisation de tous les media suisses à l'unisson, SSR en tête (émissions spéciales Le Grand Chambardement), et les encouragements de MM. J.-P Delamuraz et René Felber, conseillers fédéraux, les résultats au scrutin sur notre adhésion à l'Espace Economique européen (EEE) avaient été négatifs. Or, nous sommes au regret de vous annoncer que nos "eurosceptiques" d'hier se sont mués en "eurohostiles" francs et massifs.
Contrairement aux usages et aux lois en vigueur dans d'autres Etats-nations, membres de l'Union européenne, chez nous, les autorités sont hélas contraintes de se voir régulièrement désavouer par le peuple. Elles s'en accomodent malgré les nombreux désaveux dont elles sont victimes ans que nul ministre de démissionne jamais pour de telles bagatelles. La stabilité de notre démocratie repose sur la parfaite innocuité de tels désaveux publics. Nous y sommes donc très attachés.
Il nous arrive d'ailleurs souvent d'envier des pays tels que la France où un plébiscite négatif, nommé "référendum", débouche en lieu et place sur une prise de décision par le seul Parlement, sur ordre présidentiel. De telles réorientations de la volonté populaire n'ont hélas pas cours en Suisse.
Soyez assurée, Suprême Excellence, que nous nous employons à nouveau à travailler notre opinion publique au corps en agitant les menaces légitimes que vous faites peser sur la Suisse, notamment par l'évocation de la "clause guillotine" sur tous nos accords bilatéraux avec votre honorée institution.
Hélas, nous devons, une fois de plus, renouveler nos autorités fédérales en octobre prochain et nous sommes très empruntés pour faire comprendre à notre peuple quil ne faut point céder aux sirénes nationalistes et populistes qui séduisent et rongent sournoisement notre démocratie, notamment en recourant à des symboles puisés dans le bestiaire de M. Buffon: moutons, corbeaux, voire à des symboles religieux tels que les minarets etc.
Soyez assuré qu'au cas où vous en feriez la demande pressante officielle, la Confédération serait prête à verser de nouvelles cotisations, même plus généreuses, à votre institution pour nous épargner une adhésion sous contrainte, contraire à la volonté de notre peuple.
Etes-vous prête, SuprêmeExcellence, à entrer en matière sur ce modus vivendi ? Notre ministre des Affaires étrangères ou notre ministre de la Justice sont prêtes à se rendre au Palais, à Bruxelles, à moins que vous ne préfériez traiter avec des ministres masculins, selon l'usage.
L'Ambassadeur de l'UE a Berne connaît nos intentions et le niveau du "pizzo" que nous sommes prêts à verser dans votre Trésorerie, par pur altruisme et par esprit de solidarité, tant que le cours de l'euro persiste à baisser, sous l'effet des membres les plus faibles de votre honorée institution et de la Crise.
Convaincu que vous comprendrez dans quelle situation difficile nous place notre hyper-démocratie vis à vis de votre institution, je vous prie de croire, Suprême Excellence de l'Europe Unie, à l'asssurance de notre très haute considération.
(Emplacement pour la signature)
PS: Pour ce qui est du renouvellement de notre Armée de l'Air, il va de soi que nous favoriserons l'achat des nouveaux appareils en passant un contrat avec l'un des constructeurs garantis 100 % européens. Nous espérons que vous avez pu prendre connaissance des chiffres croissants d'immigrés européens qui viennent, avec bonheur, embrasser un nouveau destin sur notre accueillant territoire. Autant de chômeurs européens dont nous louons la présence active (et bien rétribuée) sur notre territoire !
(Projet de lettre de Martin Tamar au Conseil fédéral, destinée au Président de l'Union européenne)
Mis Ă jour (Mercredi, 08 Juin 2011 17:27)



Comments
Ce serait plutôt à l'€urop€ de nous verser des contributions directes coquettes pour non-ingérence et non belligérance accompagnées d'une neutralité sans faille.
Elle pourrait aussi nous verser l'obole pour maintenir vivante, dans notre grand pays, une démocratie dont elle ferait bien de s'inspirer pour son organisation future. Si €ll€ en est capable !...
Il est grand temps qu'ils se bougent l'oligarchie pesante et anti-démocratique, ces pètzes de Bruxelles et des environs !!!
Ben ouais !
Après l’Extrême, maintenant l'Excellence !
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